Ce que l'été vous a appris sur votre cerveau
Aug 29, 2026Cet été a été différent pour moi. Plutôt que mes voyages habituels remplis d'activités, j'ai choisi de ralentir, de me reconnecter à la nature et aux gens qui m'entourent. Cette pause m'a menée à une réalisation qui ajoute une nouvelle dimension à la Méthode Spaans, que j'enseigne depuis dix ans.
Ce qui se cache sous les racines
Dans la Méthode Spaans, celle de l'arbre et ses racines, on explore habituellement les différents leviers de notre santé cognitive. Mais ce que j'ai compris cet été, c'est qu'il existe quelque chose en dessous des racines : le sol dans lequel elles poussent. Ce sol, c'est notre niveau de présence.
Avant même d'ouvrir le coffre à outils, que ce soit l'alimentation, les oméga-3, la lumière infrarouge ou les jeux de mémoire, il faut d'abord être présent. Notre cerveau s'active véritablement quand il est dans l'action, pas quand il fonctionne en mode passif.
La passivité, un état qu'on ne remarque pas toujours
On passe souvent une grande partie de notre journée en mode passif sans même s'en rendre compte. Regarder la télévision sans être vraiment attentif. Scroller sur son téléphone. Manger sans porter attention à ce qu'on mange. Marcher en forêt sans remarquer les odeurs, les couleurs, les textures autour de soi.
L'imagerie médicale le confirme : le cerveau reste largement passif dans ces moments-là, même s'il est techniquement "actif" à faire quelque chose.
Chaque instant, une occasion pour la neuroplasticité
La bonne nouvelle, c'est que n'importe quelle activité peut devenir une occasion de stimuler notre neuroplasticité, simplement en y étant pleinement présent. Manger en portant attention aux textures et aux saveurs plutôt qu'en lisant ou en pensant à autre chose. Marcher en observant vraiment son environnement plutôt qu'en pilote automatique. Être pleinement dans une conversation plutôt que distrait par ses pensées.
Même la méditation peut être active ou passive. Si on médite tout en pensant à mille autres choses, on ne travaille pas réellement cette présence. Les études en imagerie médicale montrent des changements mesurables dans le cerveau après seulement quelques semaines de méditation pleinement présente.
Un choix à faire à chaque instant
Ce constat s'applique à absolument tout ce qu'on fait dans une journée : c'est la qualité de notre présence, pas seulement l'action elle-même, qui détermine si on stimule ou non notre neuroplasticité. C'est un choix qui se fait moment par moment, geste par geste.
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FAQ
Qu'est-ce que la neuroplasticité?
C'est la capacité du cerveau à créer de nouvelles connexions tout au long de la vie, particulièrement stimulée lorsqu'on est pleinement présent et actif dans nos activités quotidiennes.
Pourquoi la présence est-elle si importante pour le cerveau?
Parce que le cerveau reste largement passif même dans des activités "actives" si on n'y porte pas une attention pleine et consciente, ce qui limite la stimulation cognitive réelle.
Comment savoir si je suis en mode passif ou actif?
Si votre esprit est ailleurs pendant une activité (penser à autre chose en mangeant, marchant, ou en conversation), vous êtes probablement en mode passif, même si vous êtes techniquement occupé.
La méditation aide-t-elle vraiment la mémoire?
Oui, à condition d'être pleinement présent pendant la pratique. Des études en imagerie médicale montrent des changements mesurables dans le cerveau après seulement quelques semaines.